Changement d'itinéraire

August 16, 2018

17.06.2018 au 09.07.2018

 

Arthur, un voisin qui nous veut du bien.

Si la Turquie nous a émerveillés, nos premiers jours en Géorgie ont été du même acabit. La frontière passée, nous découvrons les paysages géorgiens. Des rivières fougueuses, du vert à perte de vue, des lacs cristallins, la réalité est conforme à l’image que nous avions du pays. L’emplacement de camping que nous trouvons le premier soir se situe aisément dans notre top 3 : au bord d’une falaise donnant sur un canyon et une cascade, une parcelle d’herbe grasse dominée par une jolie petite église. Notre campement installé, un local du nom d’Arthur (si nous avons bien compris) se présente à nous et tente de communiquer avec des gestes étranges. Il nous fait signe de le suivre. Jürgen, notre ami motard toujours avec nous, et Marvin se sacrifient pour tenter de comprendre le fond de la pensée de notre cher Arthur. Arrivés dans une espèce de grange remplie de clapiers, nous comprenons qu’il veut nous offrir un lapin pour notre repas du soir. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec le rongeur dans un sac en toile sans savoir qu’en faire. Quelque peu désemparés, nous essayons de faire comprendre à Arthur que c’est très gentil de sa part mais que nous sommes incapables de tuer, et donc de manger, son offrande. De plus, le ciel ayant viré au noir profond, nous comptons plutôt aller nous abriter de l’orage qui arrive. C’est ainsi qu’Arthur, la déception se lisant sur son visage, est rentré chez lui, un lapin dans une main et l’alcool fort de son cru, qu’il comptait également nous offrir, de l’autre. La soirée se terminera par un spectacle magnifique : un orage impressionnant, qui finira heureusement par nous contourner, et un nombre incalculables d’éclairs.

 

 

 

Vie locale à Tbilissi.

Notre séjour à Tbilissi fut l’occasion de prendre soin de nos motos. Durant les deux semaines passées chez notre ami Alex vivant dans la capitale géorgienne nous avons réalisé l’entretien complet de nos fidèles destriers. Changement de pneu et de pompe à essence (celle qui faisait du bruit, rappelez-vous), nouveau sélecteur de vitesse et nouvelles « crash bars », amélioration des amortisseurs, entre autre, pour Klyde. Pour Bonnie, entretien plus classique : vidange, nettoyage et réglage de la chaine. Ayant été déçu par le garage participatif où nous comptions faire tout cela (n’est pas Rideshaper qui veut) nous avons finalement créé notre propre garage éphémère … dans la rue. Nous nous sommes également occupés de nous en nous offrant un petit weekend entre amis dans le village d’Udabno situé à proximité de la frontière azérie. L’occasion de visiter les monastères et les paysages environnants. Le reste du temps, nous avons surtout flâné. Au programme : nourriture (dont une overdose de Sulguni, le fromage local), visite de la ville sous un soleil de plomb, discussions passionnées, coupe du monde et peaufinage de notre site internet.

 

 

Rencontre.

Deux semaines plus tard, nous nous retrouvons en Azerbaïdjan. Nous n’avions pas prévu de visiter ce pays, cependant, en cours de route, nous avons décidé de modifier notre itinéraire. Au lieu de nous rendre en Arménie, nous avons décidé de rejoindre l’Asie centrale afin de profiter de la belle saison dans cette région et, accessoirement, ne pas mourir de chaud en Iran. Nous nous retrouvons donc en terre azérie afin de rejoindre Bakou pour prendre le bateau sur la mer Caspienne en direction du Kazakhstan. Nous qui voulions éviter la chaleur, nous avons tout de même eu droit à une quarantaine de degrés qui nous a liquéfiés et nous a obligés à faire de nombreuses pause pour nous hydrater. C’est lors de l’une de ces pauses qu’un local, du nom d’Azer, arrête sa voiture à notre niveau pour nous souhaiter la bienvenue dans son pays et nous demander si nous avons besoin de quelque chose. Nous lui répondons qu’un emplacement de camping sauvage est actuellement ce que nous cherchons. Il nous conseille alors de nous rendre dans le village d’Ilisu, situé légèrement dans les montagnes, à une dizaine de kilomètres, et où la température devrait baisser de quelques degrés. Il ne nous en faut pas plus pour nous convaincre. Une fois sur place, Azer a été le parfait hôte. Tout d’abord nous avons pu boire le thé – accompagné de ses traditionnelles et excellentes confitures - avec lui et ses amis. Il nous a ensuite emmenés voir la cascade d’Ilisu, l’occasion de faire une petite virée en 4x4 pour admirer cette chute d’eau de 70 m. Finalement, il nous a proposé d’installer notre tente en face du restaurant dans lequel il s’est chargé de nous commander un festin de spécialités locales.

 

A gauche : Ilisu.

A droite : en route pour Bakou.

 

Direction Kazakhstan.

Après cet arrêt revigorant dans les montagnes, nous avons continué notre route vers Bakou en traversant des plaines arides balayées par un vent violent. Véritable oasis au milieu du désert, la ville fut une belle surprise. Les nouveaux gratte-ciel – dont les célèbres « flame towers » - contraste avec les ruelles étriquées de la vieille ville. Ayant passé qu’une journée à visiter la capitale azérie, nous n’avons malheureusement pas pu saisir toute sa richesse. En effet, nous devions nous préoccuper de prendre le bateau qui nous mènera au Kazakhstan, et qui sera une belle aventure en soi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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