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Myanmar express

18.10.2019 au 22.10.2019


Le Myanmar ne nous est pas inconnu. En 2016 nous y avons passé 3 semaines et avons eu un aperçu de ce superbe pays magnifiquement peuplé. Lors de la préparation de notre périple, nous étions enchantés de pouvoir parcourir librement l’ancienne Birmanie aux guidons de nos deux-roues. Malheureusement, la législation en vigueur ne le permet pas. Nous sommes dans l’obligation de passer par une agence et d’être accompagnés d’un guide. Dans ces conditions, nous avons décidé d’effectuer la traversée le plus rapidement possible et avons formé un groupe de voyageurs, afin de réduire les coûts. Récit.


Jour 1. Nos démêlés côté indien derrière nous, nous entrons au Myanmar après quelques formalités. Nous rencontrons notre guide, Kyaw, d’une bonne humeur à toute épreuve. Nous ne sommes pas en avance sur le programme mais décidons tout de même de faire une pause déjeuner. Également l’occasion de faire plus ample connaissance avec les membres du groupe. Alex, Mathieu, Mona et Biswajit, tous rencontrés lors de nos derniers jours en Inde. Deux invités surprises viennent également se greffer au groupe, deux indiens ne nous ayant pas facilité la tâche lors du passage de frontière, nul besoin d’épiloguer.

La première journée donne une idée de ce que seront les suivantes : des heures de route parsemées de quelques pauses. Elle a néanmoins la particularité de présenter le record du nombre de vieux ponts franchis et une arrivée nocturne pour notre plus grand déplaisir. Être accompagnés offre au moins l’avantage de savoir où nous dormons et de ne pas avoir à chercher un logement, l’agence s’occupant de tout. Le soir, nous nous retrouvons tous autour de notre premier diner local et de quelques bouteilles de Myanmar (la bière locale).


Jour 2. Notre configuration est simple et réfléchie, Marvin ouvre le bal suivi par Alex. Derrière, Biswajit (ayant laissé Mona dans la voiture du guide !) est talonné par Amaia qui, pouvant communiquer avec Marvin, peut remonter toute information si nécessaire. Vient s’ajouter Mathieu et Léon (son camion) roulant comme bon lui semble (ou plutôt comme ses freins le lui permettent). Début de journée, ciel brumeux et route sinueuse. L’objectif est d’arriver avant la nuit. Pour des raisons de sécurité mais aussi car notre destination est Bagan, ses temples et ses couchers de soleil splendides. Nous y parvenons. Nous avons même le temps de nous reposer un moment (dans un hôtel des plus luxueux en comparaison à nos standards) et nous sustenter. En fin d’après midi, nous nous rendons sur le site pour trouver un point de vue. Lors de notre premier séjour au Myanmar il était possible de monter sur une majorité des temples pour admirer les dernières lueurs du jour. Depuis l’inscription du site au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce n’est plus possible. Nous nous contentons donc d’une butte aménagée envahie de touristes et d’un coucher de soleil acceptable. La beauté d’une site n’étant néanmoins pas à négliger, nous sommes heureux d’être là et de terminer la soirée tous ensemble autour d’un nouveau repas.

Bagan.


Jour 3. La journée centrale de notre traversée est la plus longue, 455 kilomètres à parcourir. C’est donc à l’aube que nous quittons Bagan. La simplicité et les sourires de la population locale nous permettent de garder les nôtres (de sourires). Notre moyenne diminue lorsque nous attaquons un tronçon plus montagneux nous menant à Kalaw. Ce village - point de départ de la marche de 3 jours que nous avions faite jusqu’au lac Inle - nous rappelle des souvenirs. La route qui redescend est superbe. Étant la saison, nous faisons une pause pour déguster des avocats succulents. Nous passons au travers d'averses qui ne durent pas mais humidifient la chaussée. Un tronçon particulièrement glissant occasionne la chute de Biswajit. Heureusement, notre faible vitesse lui permet de s’en sortir avec quelques égratignures uniquement. Celles-ci pansées, nous réalisons les 80 derniers kilomètres jusqu’au village de Namsang. Est-il nécessaire d’ajouter que nous terminons cette longue journée autour de mets locaux et de quelques bouteilles de Myanmar ?


Jour 4. Départ à 6h dans la brume, notre petit déjeuner dans la besace. L’ambiance est mystique. Quand le soleil perce, le panorama se découvre et s’illumine, splendide. Nous nous faisons la réflexion qu’il est vraiment dommage de passer si vite dans ce pays regorgeant de paysages variés et magnifiques. Un policier tremblant contrôle nos passeports et appelle notre guide avant de nous laisser passer. Procédure de routine. Nous parcourons un tronçon sinueux et éprouvant durant lequel nous faisons plusieurs pauses. Au sommet d’une côte particulièrement raide, nous débouchons sur un paysage vallonné digne de la Terre du Milieu. Mathieu et Léon nous ayant rattrapés, nous terminons la journée tous ensemble. C’est également ensemble que nous mangeons et buvons quelques verres le soir, avant une bonne nuit de sommeil, la dernière au Myanmar.


Jour 5.

Pour le dernier jour la distance à parcourir jusqu’à la frontière thaïlandaise est - en comparaison aux étapes précédentes - faible. Nous décidons de partir tôt afin d’éviter des complications liées à la présence des deux énergumènes nous ayant déjà posé problème en quittant l’Inde. Pour faire simple, depuis 2016 une nouvelle régulation est entrée en vigueur en Thaïlande obligeant les voyageurs à être accompagnés d’un guide (à l’instar du Myanmar donc). Cette règle n’est cependant pas appliquée de façon uniforme aux frontières. Nous redoutons cependant que la présence de deux personnes ayant engagé une agence (les indiens donc) créée un déclic dans l’esprit des officiers à la frontière nous empêchant de passer librement. Nous partons donc, emmenant avec nous, dans le camion de Mathieu, Kyaw, notre guide. Tout se déroule comme prévu jusqu’à ce qu’à 10 km de la frontière thaïlandaise nous découvrons la crevaison de Klyde. Le temps de la réparer sommairement, nous sommes rattrapés par les indiens et sommes forcés de passer la frontière avec eux, ce qui, comme nous l’avions imaginé, compliquera la tâche. Mais pour l’instant, nous disons au revoir à Kyaw et prenons de nombreuses photos en souvenir de cette traversée courte mais riche.